J AIMERAIS VIEILLIR COMME MA MERE

 

Elle a l'amour dans son regard

Tel un miroir trop bienveillant

Ses traits marqués de gentillesse

Qui conduisent à des bras aimants

Armés de sa délicatesse

 

Elle a gardé au creux des rides

Un petit sourire innocent

Témoin fragile de sa tendresse

Attitude des femmes d'antan

Auréolée d'une caresse

 

Ma mère

J'aimerais vieillir comme ma mère

Où rien n'est caché sous le fard

Que la beauté

D'un seul regard

 

Ma mère

J'aimerais vieillir comme ma mère

Où les années ne sont marquées

Que par la force

Du verbe aimer

 

Elle a des mains de couturière

Ayant épousé les tissus

Quelques gestes de dentelière

Affichés presque à son insu

Quand elle redevient une mère

 

Elle porte sa robe de coton

Les plis marqués de certitudes

Je la revois dans la maison

Où coulent ses vieilles habitudes

Son parfum mêlé aux saisons

 

Ma mère

J'aimerais vieillir comme ma mère

Où rien n'est caché sous le fard

Que la beauté

D'un seul regard

 

Ma mère

J'aimerais vieillir comme ma mère

Où les années ne sont marquées

Que par la force

Du verbe aimer

 

 

Aucune tempête en colère

Ne peut lui dire qu'elle en fait trop

 

 

Texte et Chant / Anne EPERLE  et  Musique / Jacky DELANCE

http://anneeperle.canalblog.com/

 

 

Elle a le cœur à ciel ouvert

Où s'accrochent ses idéaux

 

 

Elle reste pour toujours et la seule

Ma mère

 

 

 

 

 

 

 

Et mille et mille souvenirs

Cachés dans le fond de ses yeux

Qu’aucune saison n’a fait pâlir

La couleur vive de ses veines bleues


 

Quand on la croise dans la rue

Elle avance à tous petits pas

Ses souliers eux, ont trop vécus

D’avoir tant marché autrefois


 

Elle est un peu de notre histoire

Une grand-mère que l’on n’a plus

Autant de pages en blanc et noir

Amies d’un passé révolu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vieille

Est tout ce qu’on ressent

Elle est tout ce que l’on comprend

Elle est la vie qui se déroule

La vieille est tout le temps qui coule


 

La vieille

Celle qui aime les gens

Bout du chemin qui nous attend

Elle est la vie courbée en boule

La vieille est tout le temps qui coule

 

LA VIEILLE

 

 

 

 

La vieille

 

 

 

 

 

Elle porte un manteau de fortune

Qui cache son corps abîmé

Le visage est couleur de lune

Où l’on y voit ses traits ridés


 

Marquée par des gestes touchants

Gravés sur le dos de ses mains

Où se reflètent les creux du temps

Ses joies, ses peines, des lendemains


 

Petite femme encore agile

Elle pose un regard bienveillant

Sur les habitants de sa ville

Pour elle, tout paraît évident

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vieille

Est tout ce qu’on ressent

Elle est tout ce que l’on comprend

Elle est la vie qui se déroule

La vieille est tout le temps qui coule


 

La vieille

Celle qui aime les gens

Bout du chemin qui nous attend

Elle est la vie courbée en boule

La vieille est tout le temps qui coule

 

 

 

 

 

Et si un jour

Au coin d’la rue

Vous vous retrouvez nez à nez

Face à cette femme un peu usée

Dites vous qu’d’ici quelques années

C’est vous-même qu’on pourra nommer


 

 

La vieille

 

 

 

 

 

Comme un vieil homme abandonné

Immobile au creux d'un sentier

Un soldat qui n'ose plus bouger

Tes ramures sont dénudées

 

Le fil de ta vie qui se casse

L'eau d'une gouttière qui se tasse

Un étranger sans plus de traces

Qui a osé te dépouiller, hélas

 

 

 

 

 

 

 

 

Et je te parle comme à un frère

Attendant un signe de toi

Déjà, Nous ne sommes plus hier

Et je te sens si loin de moi

 

Mon Arbre

 

Je glisse une main sur ton pouls

Sentant tes derniers battements

Que l'on me prenne pour un vieux fou

M'importe peu, toi de la Terre, le diamant

 

MON  ARBRE

 

 

 

Je voudrais tant te redonner

De ta noblesse à ta fierté

Un sort que j'oserais jeter

Sur tes racines amenuisées

 

Comme ce décor de papier

Dans l'oubli où on t'a noyé

Tu ne sais plus que m'adresser

Tes souvenirs à partager

 

 

 

 

 

 

 

Et je te parle comme à un frère

Attendant un signe de toi

Déjà, Nous ne sommes plus hier

Et je te sens si loin de moi

 

Mon Arbre

 

Je glisse une main sur ton pouls

Sentant tes derniers battements

Que l'on me prenne pour un vieux fou

M'importe peu, toi de la Terre, le diamant

 

 

 

 

 

Les plus beaux arbres du monde hetre de ponthus

 

 

 

Comme un vieil homme abandonné

Cloué au sol les pieds blessés

L'enfant en moi sait te pleurer

Tes ramures ne peuvent plus danser

 

 

 

 

Dans ma mémoire restent gravés

Les souvenirs de mon enfance

Un joli chemin d’écolier

Frôlé par quelques pas de danse

 

Je m’imagine en robe blanche

Des rubans roses dans mes cheveux

Un peu de dentelle sur les hanches

La tendre époque des jours heureux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et, je me revois marcher

Sur les trottoirs de sable rose

La mélancolie en collier

En caressant ce sable rose

 

 

 

LES SABLES ROSES

 

 

Anne montage raphaelle

 

 

 

 

 

 

Dans ma mémoire reste gravée

Une ballerine en espérance

Une danseuse ayant rêvé

D’un petit instant de romance

 

Je me revois émerveillée

Devant le ballet d’une fille incrédule

Le rideau à peine levé

Déshabillant l’Organza et le tulle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et, je me revois marcher

Sur les trottoirs de sable rose

La mélancolie en collier

En caressant ce sable rose

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ma mémoire reste gravée

Celle qui danse, chante ses voeux

Femme troubadour poétisée

Flânant à être qui elle veut

 

 

 

 

 

 

 

Si les oiseaux

A s’envoler

Pouvaient me prendre sous leurs ailes

D’un battement

M’accompagner

D’un seul vol à tir d’ailes

Le poids des mots

De mes erreurs

Qui soudain quitteraient ma peau

 

 

 

Si de leurs plumes

Ils me donnaient

Une histoire à vous raconter

Des mots peut-être

Bien assemblés

De ceux qu’ils voudraient me souffler

Au creux des mains

Dans un instant

Sous le fardeau du temps présent

 

AILLEURS

 

 

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Pour m’emmener

Ailleurs

Ou les parois du monde

Se défont

Ailleurs

Ou les frontières

Ne seront plus raison

Ailleurs

Pour un indélébile voyage​

 

 

 

Si les colombes

Nous apprennent

Sous le visage de l’éternel

Qu’un bel amour

Sans déchirure

Se vit comme un cadeau du ciel

Tel un Pierrot à Colombine

Aux oiseaux

On n’ôte pas les ailes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour m’emmener

Ailleurs

Ou les parois du monde

Se défont

Ailleurs

Ou les frontières

Ne seront plus raison

Ailleurs

Pour un indélébile voyage

 

 

 

Envolez-moi

Rois de mes lois

Comme tombé d’un écrin tel

Le vent égraine

De ci de là

Quelques couleurs volées au ciel

Vous, mes oiseaux

Aux envolées

Veuillez me garder sous vos ailes

 

 

 

 

 

Si les oiseaux…

 

 

 

 

Je suis une goutte d’eau

Dans l’océan

Qui efface le masque

Des faux semblants

Seule à couler

Dans l’encre du maintenant

 

Je suis une âme rêveuse

Dans ce présent

Qui porte le fardeau

D’un secret bien trop grand

Seule avec son espoir

Traversant le temps

 

 

 

 

 

 

 

 

Si la vie est un fil

Sur lequel on apprend

A marcher

Si la vie est un fil

Qui à tout moment

Peut casser

Je suis l’équilibriste

Par nature ou par jeu

Par besoin ou les deux

L’équilibriste

 

 

L' EQUILIBRISTE

 

 

 

Pierrot lune

 

 

 

 

Je suis une douce flamme

Belle de certitudes

Dans un ciel noirci

Au devant de la lune

Etoile qui scintille

Dans l’obscur des dunes

 

Je suis venue au monde

Je suis l’enfant

Fragile sur le fil

Cet innocent

Qui vous appelle

Les yeux brillants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si la vie est un fil

Sur lequel on apprend

A marcher

Si la vie est un fil

Qui à tout moment

Peut casser

Je suis l’équilibriste

Par nature ou par jeu

Par besoin ou les deux

L’équilibriste

 

 

 

Un tout petit mot

Au coin de la rue

Du bien entendu

 

Un bien joli mot

Au gré de la vie

Moment si joli

 

Une histoire à rire

Un homme qui joue

Il se joue de nous

 

Une histoire pour dire

Les hommes un peu fous

Vous le pensez vous ?

 

 

 

 

 

Les petits pavés

Glissant sous nos pieds

Se sont allumés

 

Les marches brillantes

Tendres et ruisselantes

Sont étincelantes

 

 

LES PETITS PAVES

 

 

 

Chemin noir et blanc

 

 

Oh ! Valse de Vienne

Que je m’en souvienne

Coule dans mes veines

 

Et Tango d’avant

Qui défie le vent

Au gré de ce temps

 

Douce farandole

Qui sur mes épaules

Me frôle, me frôle

 

Petite ritournelle

Robes de dentelles

Eternelles et belles

 

 

 

 

 

 

Les petits pavés

Glissent sous nos pieds

Encore allumés

 

Les marches brillantes

Tendres et avenantes

Sont luminescentes

 

 

Sous sa figure lunaire
Qui le trahit par deux fois


Mode de vie nécessaire
Dans un monde en désarroi


Douce bouffée d’oxygène
Consolante des coeurs en peines


L’artiste
L’artiste

 

 

 

 

Il réinvente la vie
Petit lutin bien habile


Mets des couleurs à nos nuits
Peint la féerie des villes


Pierrot Lunaire en habits
Drapés de mille et une folies


L’artiste
L’artiste

 

L'ARTISTE

 

 

Pierrot lunaire

 

 

 

 

Conteur qui parle à nos âmes
Gentil petit poète insolite


L’émotion en filigrane
Vêtus de ses écrits si hétéroclites


Un rayon de soleil permanent
Qui réchauffent nos sentiments


L’artiste
L’artiste

 

 

 

 

Magicien tendre des jours
Qui maquille notre avenir


Faiseur de joie d’un toujours
Fardés aux yeux de ses rires et sourires


Tel un clown sur la piste
Qui nous déleste de nos airs tristes


L’artiste
L’artiste

 

 

 

Il illumine le sol
Qui se décline sous nos pieds


Le parsème de clés de sol
Reflet d’un ciel étoilé


Coup du sort quand il jette
Sur nos vies de jolies allumettes

 

L’artiste
L’artiste

 

Ils portaient une blouse défroissée

Qui cachait des habits usés

Aucun geste de différence

Un seul mot à la bouche... tolérance

 

Au café du coin, il y avait

Des réunions de vieux copains

Ces jeux où ils se retrouvaient

Des tours de cartes entre leurs mains

 

Et sur la place de l’église

De se parler comme des vieux frères

La nostalgie qui se déguise

Laissant la place à ces compères

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ville 2

 

 

 

 

 

 

 

Je replonge dans les souvenirs

Où mon grand père berçait sa terre

En moi l’image de son sourire

D’un homme dévoué à ses paires

 

Je replonge dans les souvenirs

Où mon grand père louait sa terre

En moi l’image de son sourire

D’un homme vertueux à part entière

 

 

Elles avaient de vielles habitudes

Qui donnaient des rides à leurs mains

Des idées fières de certitudes

Qu’elles portaient toutes comme un destin

 

Leurs tâches se voulaient quotidiennes

Laver le linge ou faire le pain

Ne leur épargnant aucune peine

Seul, le Dimanche était jour saint

 

Vouloir revivre cet hier

Quand la radio jouait Ferré

Plonger dans cette époque arrière

Où chacun semblait s’épauler

 

 

 

 

 

 

 

Je replonge dans les souvenirs

Où mon grand père berçait sa terre

En moi l’image de son sourire

D’un homme dévoué à ses paires

 

Je replonge dans les souvenirs

Où mon grand père louait sa terre

En moi l’image de son sourire

D’un homme vertueux à part entière

 

 

 

 

D 'HIER  A  AUJOURD'HUI

 

 

 

 

 

 

Dans cette vieille ville , il fait si froid

Les murs sont pâles et indécis

Aux habits d'un chacun pour soi

L’histoire d’hier à aujourd’hui

 

 

 

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